| Nice | |||
|---|---|---|---|
|
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| Administration | |||
| Pays | France | ||
| Région | Provence-Alpes-Côte d'Azur | ||
| Département | Alpes-Maritimes (préfecture) | ||
| Arrondissement | Nice (chef-lieu) | ||
| Canton | Chef-lieu de quatorze cantons | ||
| Code Insee abr. | 06088 | ||
| Code postal | 06000 06100 06200 06300 | ||
| Maire Mandat en cours |
Christian Estrosi (UMP) 2008 - 2014 |
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| Intercommunalité | Communauté urbaine Nice Côte d'Azur | ||
| Site internet | http://www.nice.fr/ | ||
| Démographie | |||
| Population | 347 060 hab. (2006) | ||
| Densité | 4 826 hab./km² | ||
| Aire urbaine | 973 231 hab. | ||
| Gentilé | Niçoises, Niçois | ||
| Géographie | |||
| Coordonnées géographiques |
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| Altitudes | mini. 0 m ? maxi. 520 m | ||
| Superficie | 71,92 km² | ||
Nice (Niça, Nissa en niçois, Nizza en italien), est une ville du sud-est de la France, préfecture du département des Alpes-Maritimes et deuxième ville de la région Provence-Alpes-Côte d'Azur derrière Marseille. Située à l'extrémité sud-est de la France, à une trentaine de kilomètres de la frontière italienne, elle est établie sur les bords de la mer Méditerranée, le long de la baie des Anges et à l'embouchure du Paillon.
Avec 347 060 habitants en 2006[1], elle est la cinquième commune de France en termes de population (après Paris, Marseille, Lyon et Toulouse). Son agglomération est également la cinquième de France et regroupe 888 784 habitants (2004)[2]. Elle est enfin située au c?ur d'une aire urbaine de 973 231 habitants (2008)[3] et d'un espace urbain, l' « espace urbain Nice-Côte-d'Azur » qui compte une population de 1 197 182 habitants (1999).
La ville est le centre d'une communauté urbaine, Nice Côte d'Azur, la septième de France, qui rassemble vingt-quatre communes et plus de 500 000 habitants[4]. Le Scot de Nice (Schéma de cohérence territoriale), créé en 2003, regroupe vingt-neuf communes. Sa population est estimée à 517 500 habitants en 2005[5].
Située entre mer et montagnes, capitale économique de la Côte d'Azur, Nice bénéficie d'importants atouts naturels. Le tourisme, le commerce et les administrations (publiques ou privées) occupent une place importante dans l'activité économique de la ville. Elle possède la deuxième capacité hôtelière du pays[6] et accueille chaque année 4 millions de touristes[7]. Elle dispose également du troisième aéroport de France[8],[9] et de deux palais des congrès dédiés au tourisme d'affaires. La ville possède aussi une université et plusieurs quartiers d'affaires. Nice est enfin dotée de certains équipements culturels importants. Elle possède ainsi plusieurs musées, un théâtre national, un opéra, une bibliothèque à vocation régionale, un conservatoire national de région et des salles de concert.
Capitale historique du comté de Nice, elle a appartenu à la Provence avant de rejoindre la Maison de Savoie en 1388 et plus tard le royaume de Piémont-Sardaigne. Nice ne devint définitivement française qu'en 1860. Ses habitants s'appellent les Niçois(es).
Toponymie
Il existe plusieurs hypothèses concernant l'origine du nom de la ville. Certains font remonter le nom de « Nikaïa » à un toponyme étrusco-italique[10]. L'autre hypothèse privilégie l'idée d'une origine grecque. Le nom de « Nikaïa » est en effet très courant dans le monde grec[10]. Il signifie « la Victorieuse »[11]. Le nom se transforme ensuite en Nicaea en latin. La ville s'appelle aujourd'hui Nice en français, Nizza en italien et Niça ou Nissa en niçois.
Symboles
Héraldique
Les armoiries de Nice apparaissent pour la première fois dans une copie des Statuts d'Amédée VIII, sans doute réalisée peu de temps après leur promulgation en 1430[12]. Le pays niçois est alors symbolisé par un aigle rouge sur fond blanc, posé sur trois monts, ce que l'on peut décrire en langage héraldique comme des armes « d'argent à une aigle de gueule posée sur trois coupeaux »[12]. Les armoiries ne subissent ensuite que des modifications mineures : l'aigle devient de plus en plus stylisé, il reçoit une couronne comtale, qui symbolise sa domination sur le comté de Nice, et il prend appui sur trois monts désormais bordés par une mer stylisée[12]. Les armes de la ville de Nice peuvent alors être décrites comme « d'argent à l'aigle de gueules, le vol abaissé, posée sur trois coupeaux de sable, mouvants d'une mer d'azur »[12].
La présence de l'aigle, emblème impérial, démontre que ces armoiries sont liées au pouvoir savoyard. Les comtes puis les ducs de Savoie justifient en effet leur domination sur le pays niçois en se réclamant de leur titre de vicaire impérial. L'aigle dominant les trois collines est donc une illustration et une légitimation des Savoie, qui établissent leur domination sur le pays niçois[12]. L'association du blanc et du rouge (argent et gueules) est une reprise des émaux héraldiques de la croix de Savoie[12]. Les trois monts symbolisent un honneur territorial, sans souci de réalisme géographique[12]. Par leur structure emblématique, les armoiries de Nice constituent donc un signe d'allégeance et de fidélité à la maison de Savoie[12].
Le décret impérial du 6 juin 1811 attribue à la cité de Nice de nouvelles armoiries : « un lion passant de gueules surmonté d?un soleil rayonnant du même, adextré d?un olivier et sénestré d?un oranger de sinople au chef de gueules chargé de trois abeilles d'or qui est le signe des bonnes villes de l'Empire »[13].
Les armoiries traditionnelles sont remises à l'honneur après la chute de l'Empire.
Devise
La devise de la ville est « Nicaea fidelissima » (Nice la Très Fidèle)[14].
Géographie
Situation
Localisation
Nice est située à l'extrême sud-est de la France continentale, non loin de la frontière italienne (30 km), au bord de la Méditerranée. Elle est bordée par la baie des Anges, et est entourée de plusieurs collines. La cité est située à 960 km de Paris, 230 km de Marseille, la capitale régionale, et 200 km de Gênes. Il s'agit de la plus grande ville de la Côte d'Azur, territoire s'étendant de Hyères à Menton
Elle est délimitée par le fleuve Var à l'Ouest et le mont Boron à l'Est. La ville se trouve en position excentrée par rapport au territoire national, comme au sein de la région Provence-Alpes-Côte d'Azur.
Climat
Le climat de la ville correspond aux normes du climat méditerranéen, les gels étant généralement rares (2 à 3 nuits par an), faibles (le minimum annuel se situe aux alentours de -1 à -2°C) et brefs. Ainsi les hivers sont doux et secs, et les étés chauds et très secs, car la ville est protégée des vents venant du nord et de l'ouest grâce aux Alpes. Durant l'été les précipitations sont extrêmement faibles avec une moyenne de 15,6 millimètres pour le mois de juillet[15]. À l'inverse, l'automne est une période soumise à des pluies fréquentes (108,2 millimètres pour le mois d'octobre) et des orages violents en raison de la température de la mer Méditerranée encore très chaude à cette saison (20° - 24°). Cette saison est également marquée par la présence certaines années du sirocco qui en plus d'apporter une légère vague de chaleur, transporte du sable saharien.
| Ville | Ensoleillement | Pluie | Neige | Orage | Brouillard |
|---|---|---|---|---|---|
| Nice[16] | 2694 h / an | 767 mm / an | 1 j / an | 31 j / an | 1 j / an |
| Toulouse | 2 047 h/an | 655 mm/an | 7 j/an | 26 j/an | 44 j/an |
| Paris | 1 797 h/an | 642 mm/an | 15 j/an | 19 j/an | 13 j/an |
| Strasbourg | 1 637 h/an | 610 mm/an | 30 j/an | 29 j/an | 65 j/an |
| Moyenne nationale | 1 973 h/an | 770 mm/an | 14 j/an | 22 j/an | 40 j/an |
| Mois | J | F | M | A | M | J | J | A | S | O | N | D | Année |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Température minimale journalière moyenne (°C) | 6 | 6 | 8 | 10 | 14 | 17 | 20 | 20 | 17 | 14 | 9 | 6 | 12,25 |
| Température maximale journalière moyenne (°C) | 13 | 13 | 15 | 17 | 20 | 24 | 27 | 28 | 25 | 21 | 16 | 14 | 19,4 |
| Précipitations (hauteur moyenne en mm) | 51,3 | 32,1 | 23,2 | 53,7 | 26,8 | 27,1 | 9,7 | 12,2 | 63,8 | 96,9 | 77,7 | 53,7 | 528,2 |
| Source: MSN Meteo | |||||||||||||
Site
La ville est située au fond de la baie des Anges, abritée du vent par un amphithéâtre de collines, dans une étroite cuvette montagneuse appuyée au massif du Mercantour, limitée à l'ouest par la vallée du Var et à l'est par le mont Boron. Le premier site de Nice fut la colline du Château, qui fut entièrement militarisé avant d'être détruit par Louis XIV. Nice s'est développée au pied de cette colline en se limitant à la partie comprise entre le Paillon et la mer, qui constitue aujourd'hui le Vieux-Nice aux ruelles étroites. C'est surtout après le rattachement à la France que la ville s'est étendue au-delà de ce cours d'eau qui est aujourd'hui partiellement couvert.
La plus connue des collines qui dominent la ville est celle de Cimiez, avec ses vestiges antiques et son parc qui abrite le musée Matisse et accueille le Festival de Jazz en juillet. Autre colline importante, celle du Château, qui sépare la vieille ville du port Lympia. Les diverses collines gênent l'extension de la ville : celle-ci s'est faite soit vers le nord, en suivant le cours du Paillon, soit dans la plaine de l'ouest jusqu'à Saint-Laurent-du-Var.
La ville est traversée par deux petits fleuves torrentueux, souvent à sec en été : le Paillon à l'est (34 km), qui naît au-dessus de Coaraze et reçoit les torrents de Laghet et de Saint-André (il reçoit, également, à hauteur du pont de Peille les eaux du Paillon de l'Escarène), et le Magnan à l'ouest, beaucoup plus petit, venu des montagnes d'Aspremont, qui traverse le quartier de la Madeleine avant de se jeter dans la mer, dans le quartier portant son nom. La coupure du Paillon, dont le lit paraissait excessivement large... entre deux crues, marqua considérablement Nice jusqu'à sa canalisation et sa couverture (son embouchure se situait à l'emplacement du jardin Albert 1er)
Le site de la ville est constitué par le lit majeur du Paillon et des collines de poudingue orientées nord-sud[17]. Il comprend donc une plaine centrale, des collines, des vallées (Paillon à l'est et Var à l'ouest) et des vallons. Ces derniers ont été creusés par différents torrents. Leurs pentes sont raides, parfois abruptes. Elles étaient aménagées autrefois en terrasses pour les cultures[18].
Morphologie urbaine
Tissu urbain
Le tissu urbain a dû s'adapter à un territoire accidenté. La ville s'est développée à partir du Vieux-Nice, qui occupe une sorte de triangle entre le colline du Château, la mer et le Paillon. Elle s'est d'abord étendu vers l'est et le port, puis au nord de celui-ci. À partir du XIXe siècle, la ville franchit le Paillon et se développe le long du littoral et vers l'intérieur des terres, de part et d'autres de l'actuelle avenue Jean-Médecin. Au XXe siècle, le brusque accroissement de la population provoque une extension de l'urbanisation de long de la vallée du Paillon, mais aussi vers l'ouest, à l'intérieur des vallons (La Madeleine) et sur les différentes collines qui entourent la ville[19].
À partir de la seconde moitié du XIXe siècle, le Paillon a été progressivement recouvert, d'abord pour accueillir des jardins (square Masséna, jardin Albert Ier), puis des infrastructures et des bâtiments (parking, gare routière, théâtre, musée d'art moderne, palais des congrès Acropolis, palais des expositions). Cette succession de bâtiments, parfois mal conçus, tend à renforcer la coupure de la ville en deux[20].
Quartiers
Les quartiers de Nice sont assez fortement différenciés. Globalement, la ville est assez clairement divisée en deux : la rive gauche du Paillon, plus ancienne, est caractérisée par un urbanisme proche de celui de Turin. La rive droite, plus récente et plus « française », présente un style beaucoup plus haussmannien.
La colline du château correspond à l'ancien centre de la commune. Le château a été détruit au XVIIIe siècle par Louis XIV et démilitarisé dans la seconde moitié du XIXe siècle. Depuis, c'est essentiellement un lieu de promenade. Le Vieux-Nice s'est développé à partir du XIVe siècle. Jusqu'au XIXe, la majorité des habitants, des lieux de pouvoirs et des activités économiques y sont situés. Le quartier est notamment le siège de la cathédrale Sainte-Réparate, du Palais Communal (aujourd'hui Bourse du travail, place Saint-François), du palais du gouverneur (aujourd'hui palais de la Préfecture), du Sénat (ancienne cour d'appel) et du cours Saleya, principale place de la ville pendant longtemps. Il possède également de nombreux édifices religieux. Le Vieux-Nice est aujourd'hui le c?ur touristique de la ville et héberge de nombreux cafés et restaurants. Le port a été longtemps un quartier populaire et ouvrier. Le port proprement dit accueille aujourd'hui surtout des bateaux de plaisance et des paquebots de croisière.
La colline de Cimiez est le quartier le plus bourgeois de la ville. Il abrite de nombreux hôtels construits à la Belle Époque et qui ont été depuis transformés en appartements pour les classes aisées. L?avenue Jean-Médecin est la principale artère commerciale de la ville. La plupart des grandes enseignes y sont situées. La zone piétonne a été créée dans les années 1970. Très touristique, elle accueille de nombreux restaurants et des cafés. Les quartiers République, Saint-Roch et Magnan sont des quartiers populaires anciens, construits essentiellement dans la seconde moitié du XIXe siècle ou la première moitié du XXe siècle. Les quartiers de Pasteur, L'Ariane et Les Moulins sont des quartiers populaires récents, construits dans les années 1960-1970, en périphérie de la ville. La plaine du Var, à l'ouest de la ville, a longtemps accueillie des maraîchers. Elle abrite aujourd'hui principalement des grandes surfaces, ainsi que des administrations.
Architecture
L'architecture de la ville souligne l'évolution particulière de son histoire. La vieille-ville est caractéristique de l'urbanisme d'une ville fortifiée italienne à l'époque moderne. Les rues sont très étroites et tortueuses, les immeubles sont recouverts d'enduits de couleurs chaudes (ocre ou rouge). Les nombreuses églises sont de style baroque. Les quartiers construits à la fin de l'époque moderne et au début du XIXe siècle reflètent l'influence de l'urbanisme turinois d'alors : les rues sont plus larges et rectilignes, les immeubles sont colorés.
Les quartiers construits après l'annexion à la France en 1860 sont quant à eux d'un style beaucoup plus austère et haussmannien : les rues sont larges et rectilignes, mais la pierre apparente remplace les façades colorées. Ces quartiers sont d'un aspect beaucoup plus « français » que les autres, qui demeurent esthétiquement très « italiens ». La ville compte par ailleurs de nombreux immeubles construits à la Belle Époque et dans les années 1930[21]. Enfin, une particularité niçoise est le grand nombre de bâtiments et d'immeubles qualifiés de « palais » : ils sont de toutes époques et de qualité toute aussi variée.
Sous l'administration de Jacques Médecin et avec les lois de décentralisation (Defferre en 1983, qui accorde la délivrance du permis de construire du préfet au maire), Nice va connaître sa plus grande expansion immobilière, essentiellement sur ses collines[réf. nécessaire]. Ces immeubles ne sont plus typés, comme pouvaient encore l'être ceux des années 1970, mais d'un style pudiquement nommé « style béton ». Les parties communes et la taille des appartements rétrécissent, les modénatures disparaissent et l'identité s'efface[réf. nécessaire].
Urbanisme
Logement
La ville connaît une situation tendue sur le plan du logement. En 1999, la ville comptait 211 972 logements, dont 77,8 % de résidences principales, 8,3 % de résidences secondaires et 13 % de logements vacants[22]. 7,1 % des logements sont des maisons individuelles, 90,9 % des appartements et 2 % d'autres types de logements[23]. Les construction neuves sont peu nombreuses. En effet, 5,6 % seulement des résidences principales sont des logements construits en 1990 ou après[24]. 19,2 % sont des logements construits entre 1975 et 1989, 44,2 % des logements construits entre 1949 et 1974, et 30,9 % des logements construits avant 1949. L'essentiel du parc immobilier date donc d'avant 1975.
La plupart (35,2 %) de ces logements sont des 3 pièces[24]. La ville compte ensuite 26,7 % de deux pièces, 24,3 % de quatre pièces et plus, et 13,8 % de une pièce[24]. Les logements sont donc, en général, plutôt de petites tailles.
L'offre locative est insuffisante. 58,9 % des habitants sont propriétaires, tandis que 35,6 % sont locataires[24]. Parmi les locataires, 25,4% sont en logement non HLM, 23,2 % en logement HLM et 44,4 % en meublé ou en chambre d'hôtel[24]. 93,7 % des logements possèdent le chauffage central, et 42 % bénéficient d'un garage, d'un box ou d'un parking[24]. 8,9 % possèdent deux salles d'eau. Les logements sont chers. Les loyers atteignent en moyenne 13,57 euros par m², contre 12,22 euros par m² en moyenne nationale[25]. Le prix à l'achat se situe à 3636 euro par m² contre 3197 en moyenne nationale[25].
Avec 10,9 % de logements sociaux[26], la ville ne respecte pas les dispositions de l?article 55 de la loi solidarité et renouvellement urbain (SRU) de décembre 2000 fixant à 20 % le taux minimum de logements sociaux pour les communes les plus importantes, et se trouve donc hors la loi. Les jeunes actifs et les étudiants éprouvent des difficultés à se loger.
Projets
La nouvelle municipalité a de nombreux projets. Une deuxième ligne de tramway, orientée est-ouest, doit permettre de diminuer le trafic automobile. Les quartiers d'affaires de L'Arénas et de Nice Méridia, doivent être développés afin de diversifier le tissu économique. Une troisième voie de chemin de fer doit être mise en place entre Cannes et Nice pour améliorer la desserte ferroviaire entre ces deux villes. Un stade de football est prévu à l'ouest de la ville. L'aménagement de la plaine du Var, surtout, a été classé opération d'intérêt national. Il est enfin prévu de construire, d'ici 2020, une ligne de TGV, la LGV Provence-Alpes-Côte d'Azur, pour relier Nice à Paris en passant par Toulon et Marseille [27]. Ce projet est contesté par des hommes politiques, des associations et des responsables économiques.
Développement durable
La ville de Nice est labelisée Pôle d?excellence de c?ur de ville 2008 suite à l?analyse de son dossier par le jury du Concours national des villes. [28] Elle est lauréate dans la catégorie « Ville de plus de 100.000 habitants ». Dans le cadre de ce concours, la ville a présenté ses grands projets :
- Mise en place de la ligne 2 du tramway Est-Ouest sur le terre-plein central de la Promenade des Anglais.
- Coulée verte centrale (sur la couverture du Paillon) depuis le Mamac jusqu'à la mer.
- Rénovation urbaine du Port Lympia et de ses abords.
- Réouverture des terrasses des Ponchettes en promenade piétonne.
Histoire
L'histoire de Nice se caractérise essentiellement par deux éléments. C'est tout d'abord une ville frontière, qui a fréquemment changé de souveraineté. Elle a été ainsi successivement provençale, savoyarde, piémontaise et française[29]. C'est ensuite une ville dont l'expansion s'est brutalement accélérée au cours du XXe siècle, essentiellement sous l´effet du développement du tourisme. Ces deux particularités ont entraîné des conséquences importantes sur le plan social, politique, économique, culturel, et même urbanistique.
Démographie
Évolutions démographiques
Selon les estimations de l'INSEE, la population de la ville était de 347 060 habitants en 2006[1] : Nice est ainsi la cinquième ville de France, derrière Paris, Marseille, Lyon et Toulouse. L'unité urbaine de Nice, son agglomération, comprend 888 784 habitants[2]. C'est la cinquième de France, après celles de Paris, Marseille, Lyon et Lille. Son aire urbaine compte 973 231 habitants, ce qui en fait la sixième de France, derrière celles de Paris, Lyon, Marseille, Lille et Toulouse[3]. La population du Scot de Nice était estimée à 517 000 personnes au 1er janvier 2005[5]. La densité est de 4765,5 habitants au km²[22]. Le solde naturel est négatif (-0,11 %), mais le solde migratoire positif (+0,12 %)[22].
La ville a connu une forte hausse démographique dans la deuxième moitié du XIXe siècle, période où la population a fait plus que doubler, principalement grâce à l'immigration italienne. Au début du XXe siècle, cette hausse s'intensifia avec l'arrivée de populations venues des communes de l'arrière-pays[30]. Après la Première Guerre mondiale, la ville retrouva un fort accroissement démographique. C'est à nouveau l'immigration qui constituait l'essentiel de cette croissance. L'activité hôtelière et celle des constructions, en plein essor dans les années 1920, attiraient de plus en plus de monde et ont permis ainsi à Nice de devenir une ville d'importance nationale. En 1921, Nice devint alors la onzième ville de France, puis en 1931, la huitième, avant de se classer au sixième rang après 1946[31].
La population augmenta très rapidement dans les années 1950 notamment avec l'arrivée de soixante mille personnes. La ville atteignit ensuite son niveau démographique actuel en raison de l'afflux des rapatriés des anciennes colonies françaises, notamment d'Algérie (pieds-noirs)[32].
Depuis les années 1970, le nombre d'habitants n'évolue pratiquement plus : le solde migratoire, relativement élevé, étant compensé par l'accroissement naturel négatif, dû à la forte proportion de personnes âgées[33].
| 1249 | 1264 | 1302 | 1315 | 1323 | 1340 | 1365 | 1388 | 1693 | 1718 | 1790 |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| 4 000[34] | 5 600[34] | 7 000[35] | 8 900[35] | 10 200[35] | 13 500[35] | 8 400[36] | 4 250*[37] | 10 000 | 14 608[38] | 20 000[38] |
| 1792 | 1815 | 1822 | 1828 | 1838 | 1848 | 1858 | 1861 | 1866 | 1872 | 1876 |
| 23 000[39] | 23 538[40] | 25 831[40] | 28 840[40] | 33 811[40] | 36 804[40] | 44 091[40] | 48 273[41] | 50 180[30] | 52 377[41] | 53 397[30] |
| 1881 | 1886 | 1891 | 1896 | 1901 | 1906 | 1911 | 1921 | 1926 | 1931 | 1936 |
| 66 279[30] | 77 478[30] | 88 273[30] | 93 760[30] | 105 109[30] | 134 232[30] | 142 940[30] | 155 000[42] | 185 000[42] | 220 000[42] | 240 000[42] |
| 1946 | 1962 | 1968 | 1975 | 1982 | 1990 | 1999 | 2006 | |||
| 210 000[32] | 293 000[32] | 329 950[32] | 344 481[43] | 337 085[43] | 342 439[43] | 342 738[43] | 347 060**[1] | |||
| Estimations avant 1801 ; recensements à partir de 1801 ; Nombre retenu à partir de 1968 : Population sans doubles comptes ; *en réalité entre 4000 et 4500 ; **Population légale en vigueur à partir du 1er janvier 2009 | ||||||||||
Pyramide des âges
La population niçoise est sensiblement plus âgée que celle des autres grandes villes de France. Les moins de 29 ans ne représentent ainsi que 32,25% de la population, contre 45% à Toulouse. La catégorie des 15-29 ans ne représente que 18,75%, contre 31,4% dans cette même ville. Les personnes âgées de plus de 75 ans, en revanche, constituent 12,45% de la population, contre 7,35% à Toulouse[44]. Les plus de 60 ans, enfin, représentent 28,55% de la population.
Populations
Nice est aujourd'hui une ville cosmopolite. Si l'on s'en tient au chiffrage administratif du recensement de 1999, 9 % des habitants sont de nationalité étrangère. Si historiquement la communauté italienne a été pendant longtemps la plus importante, la communauté tunisienne est aujourd'hui la plus nombreuse : 2,1 % des Niçois sont en effet de cette nationalité. Les Italiens représentent 1,4 % de la population, les Marocains 1,2 %, les Algériens 1,1 %, les Portugais 0,5 % et les Espagnols 0,2 %[45].
Les étrangers sont surtout présents dans l'agriculture (32,1 % des agriculteurs sont étrangers) et l'industrie (22,6 % des ouvriers sont étrangers). Ils représentent également 8,7 % des artisans et commerçants, 7,7 % des employés, 5,6 % des retraités, 4,5 % des cadres et professions intellectuelles, 3,7 % des professions intermédiaires et enfin 10,6 % des rentiers[45].
Transports
Les déplacements quotidiens à Nice sont très importants et difficiles. On estime qu'environ 310 000 personnes entrent et sortent de la ville chaque jour[20]. Pour autant, les transports urbains ne sont pas satisfaisants. Le réseau routier est saturé et la topographie rend les liaisons transversales difficiles[46].
Une ligne de tramway reliant les quartiers Nord et Est au centre-ville a été ouverte en 2007 pour désengorger partiellement la ville. Une seconde ligne, orientée est-ouest, doit être construite vers 2012 afin de diminuer la circulation automobile sur la promenade des Anglais. Mais cet itinéraire est fortement contesté par un partie de la population[47] et par l'opposition municipale qui propose un trajet alternatif sur l'avenue de la Californie qui permettrait selon eux de toucher plus de monde et serait plus pratique pour les actifs que la ligne est censée transporter.
Nice ne compte aujourd'hui qu'une seule ligne de tramway (Strasbourg en possède cinq, Bordeaux trois). La ville est paradoxalement mieux reliée à Paris (une heure et demie d'avion) qu'à Marseille et à Gênes (deux heures de train)[46], ce qui freine son dynamisme et son attractivité.
Une ligne de TGV devrait relier Nice à Paris en passant par Toulon et Marseille, vers 2020.
Routes et autoroutes
Les principales voies rapides sont l'autoroute urbaine nord « AUN » (A8), desservant les quartiers nord de la ville grâce à ses six sorties et l'autoroute urbaine sud « AUS », dite voie Pierre Mathis ou « voie rapide », qui dessert quant à elle les quartiers sud, avec une dizaine de sorties. Pour les voies rapides Nord <? Sud, la RD 6202, ancienne RN 202, assure une desserte complète de la plaine du Var à l'ouest de la ville, et la Pénétrante du paillon quant à elle permet de relier les quartiers sud de la ville, aux quartiers nord comme l'Ariane et aux communes comme La Trinité, Contes. Aujourd'hui la Côte d'Azur est saturée : le trafic de l'A8 entre Antibes et Nice est l'un des plus denses de France[48]. Le franchissement du Var voit s'écouler 230 000 véhicules par jour[49].
La promenade des Anglais absorbe environ 100 000 véhicules par jour[50].
Le trafic routier sur la Côte d'azur augmente chaque année de 5%, et les prévisions actuelles prévoient une saturation totale du réseau d'ici 2015 d?où l'importance de développer les transports en communs.
Autobus et tramway
Le réseau de transports en commun de la communauté urbaine Nice Côte d'Azur est nommé Ligne d'azur (ex-SunBus) et est exploité par une filiale de Veolia Transport, la ST2N. Celle-ci affrète aussi plusieurs lignes aux sociétés RCA, Broch, SAP, SAM, Abello, Bréma, TRAM, TANP. La création de ce nouveau réseau de transport en janvier 2005, a facilité la vie des voyageurs permettant de ne posséder qu'un seul abonnement, d'unifier les prix des tickets et d'assurer un meilleur service pour toutes les villes de l'agglomération de Nice.
La ville dispose depuis le 24 novembre 2007 d'une ligne de tramway reliant le nord à l'est de la ville en passant par le centre-ville. Deux autres lignes sont également en projet, dont la très attendue ligne 2 qui reliera l'est à l'ouest (Place Masséna - Aéroport), continuant même jusqu'à Cagnes-sur-Mer dans un deuxième temps. La ligne 3 devrait quant à elle relier la future gare TGV de Nice Saint-Augustin à Lingostière, pour une desserte de la Plaine du Var.
En remplacement de la carte Ligne d'azur, la région PACA souhaiterait mettre en place une carte unique, la carte Optima. Également à puce, celle-ci permettrait d'effectuer des voyages pour un euro sur les différents réseaux urbains des Alpes-Maritimes. Ainsi Optima facilitera les déplacements des usagers en offrant des correspondances entre le bus, le tram, le car, et le TER.
Ce système serait étendu prochainement à toute la région Provence-Alpes-Côte d'Azur[51],[52],[53],[54].
Toutefois, le maire de Nice, Christian Estrosi et le président du conseil général des Alpes-Maritimes, Éric Ciotti, semblent pour le moment favoriser la mise en place de la Carte Azur, qui serait une carte unique (avec un seul abonnement) pour l'ensemble des réseaux de transport (hors TER et Chemin de fer de Provence) des Alpes-Maritimes[55]. La carte Azur devrait entrer en service fin 2009.
Transports ferroviaires
Grâce à une urbanisation linéaire et continue, tous les habitants de l'aire urbaine de Nice (973 231 habitants) peuvent accéder au réseau TER Provence-Alpes-Côte d'Azur. La ligne principale étant la ligne 4 Mandelieu-la-Napoule - Vintimille desservant vingt-neuf gares dont les principales comme les gares de Cannes, Antibes-Ville, Cagnes-sur-Mer, Nice St-Augustin, Nice-Ville, Nice-Riquier, Monaco, Menton et Vintimille. Cette ligne est la ligne TER la plus empruntée de France après la région parisienne[réf. nécessaire] malgré une offre largement perfectible. Non cadencée, cette ligne est saturée et les trains doivent souvent refuser des voyageurs malgré les TER à double étage. Actuellement une troisième voie de chemin de fer est en construction entre Antibes et Nice, afin de proposer un service de type RER cadencé au quart d'heure avec deux liaisons semi-directes intercalées à chaque heure. Il existe aussi d'autres lignes fréquentées comme la 4bis Cannes - Grasse, la 5 Nice - Cunéo et la ligne des chemins de fer de Provence Nice - Digne, mieux connue sous le nom pittoresque de Train de Pignes. La gare de Nice-Ville assure aussi des liaisons avec les autres métropoles françaises et avec les principales capitales européennes via le TGV.
Transports aériens
Sur le territoire communal de Nice, il n'existe qu'un seul aéroport, l'aéroport Nice Côte d'Azur. La Chambre de commerce et d'industrie Nice Côte d'Azur gère également l'assez proche aéroport de Cannes - Mandelieu.
L'aéroport de Nice rapproche la ville du monde entier, puisque l'essentiel de Europe, le Maghreb, l'Amérique ainsi que le Moyen Orient sont reliées à la capitale de la Côte d´Azur par des liaisons quotidiennes.
Avec 10,4 millions de passagers en 2007[9], la plate-forme aéroportuaire de Nice se hisse à la troisième place des aéroports français en nombre de voyageurs, après ceux de Paris. Un trafic en augmentation de 4,5 % par rapport à l'année précédente[9] le rapproche de sa capacité théorique maximale de 13 millions de voyageurs. Il est donc prévu d'agrandir une fois de plus l'aéroport en gagnant sur la mer. L'aéroport dispose de deux terminaux (voir : compagnies par terminal). Il est également le troisième aéroport francophone après les aéroports de la ville de Paris et l'aéroport international Pierre-Elliott-Trudeau de Montréal au Canada. NCE est le code IATA de l'aéroport Nice Côte d'Azur. LFMN est le code OACI de ce même aéroport. Il existe aussi sur la côte d'azur une desserte entre les deux aéroports azuréens et l'héliport de Monaco.
Transports maritimes
Le port Lympia ou port de Nice, fut construit à partir de 1745, aujourd'hui il assure principalement des liaisons avec la Corse, grâce aux NGV (navires à grande vitesse). Le port de la ville appartient au conseil général des Alpes-Maritimes[56] et est géré par la Chambre de commerce et d'industrie Nice Côte d'Azur
